Le mois d’avril se termine sur un rappel à l’ordre salutaire : les arbres ne montent pas jusqu’au ciel !

Ainsi les retournements de tendance spectaculaires sur les changes et les rendements actuariels des obligations d’Etat, notamment de la zone Euro, douchent les ardeurs des joueurs de « momentum » mais rassurent les fondamentalistes.

Mieux vaut dégonfler des bulles plutôt tôt que… trop tard !

Dans ce contexte, les marchés actions réagissent… pas très bien.

Paradoxalement, il est préférable d’assister à un repli nettement supérieur à 5%… du moment qu’il ne dépasse pas 10%.

Le marché respire mieux, les investisseurs sous exposés ramassent tranquillement, l’étape de hausse se consolide.

En bon ordre, les retardataires ont une occasion de monter dans le train.

Le cycle saisonnier est respecté : avril, mai ne sont pas fameux en termes de scores boursiers.

Pour la suite, nous ne voyons guère de raisons de remettre en cause notre scénario central : les tenants de la déflation ont tort, le cycle économique s’installe sur un rythme de tendance modéré ce qui rassure sur sa longévité, les ajustements nécessaires s’opèrent sur les monnaies, sur le pétrole, sur les spreads.

Au T1, les profits américains sont moins mauvais que redoutés tandis que les profits, européens sont plutôt encourageants.

L’appétit pour le risque reste intact, en témoignage le rebond des marchés émergents en actions.

En termes d’allocation d’actifs, la préférence pour les actions perdure, et le « stock picking » n’a pas démérité dans un monde dominé par le conformisme (les ETF).