Le métier de trésorier d’entreprise présente toutes les caractéristiques pour devenir schizophrène.

 

Durant la crise bancaire de 2008, il a été confronté :

  • à la faillite des sicav monétaires dynamiques qui se sont révélées être significativement investies en produits toxiques tels que de la dette subprime américaine,
  • puis aux risques de contrepartie liés à la défaillance de Lehman Brothers et aux craintes de contagion, par effet domino, à toutes les banques et compagnies d’assurance.

A présent, il est confronté à la problématique inédite de taux de rendement négatifs servis par les placements monétaires et obligataires de bonne qualité.

Plus de 12% de la dette obligataire européenne en circulation se négocie désormais à taux négatifs ; la dette française offre ainsi des taux de rendement négatifs jusqu’à une échéance trois ans, la dette allemande jusqu’à quatre ans.

Or, échaudées par la fiscalité voire par la désertion des pourvoyeurs de crédit, la plupart des entreprises ont augmenté significativement leur épargne de précaution afin de ne pas être tributaires de leur banquier et ainsi pouvoir amortir tout choc exogène.

Cette politique de gestion prudente, à trésorerie positive, pose problème aujourd’hui car cette épargne de précaution, pléthorique chez certains, est maintenant investie à des taux tellement faibles, que cela obère la marge de l’entreprise et surtout la rentabilité des fonds propres.

Dorénavant, les banques répercutent aux entreprises les conditions du marché interbancaire.

Le taux au Jour le Jour (taux Eonia) s’échange en moyenne à -0,12% ; par voie de conséquence, les dépôts à vue des entreprises sont maintenant rémunérés à taux négatifs.

De la même manière, afin de ne pas diluer le rendement moyen de leurs actifs, les assureurs limitent l’accès à leur fonds général qui alimente les contrats en euros. Ils refusent des investisseurs tels que les organismes sans but lucratif, les holdings patrimoniaux et prélèvent un droit d’entrée de 2.5% sur cette typologie d’investisseur. La durée minimale de placement sur ces supports est dorénavant fixée à 4 années par les compagnies. En cas de sortie anticipée, les capitaux investis sont fortement pénalisés.

 

Dans cet environnement, quelles sont les options à la disposition d’un trésorier ?

Il nous semble que quelques principes simples doivent être adoptés :

  • la trésorerie véritablement à court-terme doit rester investie sur des supports monétaires,
  • la trésorerie excédentaire peut être conservée dans une optique de réduction du risque ou pour saisir des opportunités d’investissement prévisibles ou envisageables,
  • sinon, elle devrait être rendue aux actionnaires sous forme de dividendes exceptionnels ou de rachats d’action,
  • si son management choisit de la conserver en excès alors elle doit impérativement être investie sur des actifs qui offrent une espérance de rentabilité supérieure à 3%, afin d’éviter une dilution du ROE.

 

Les actifs classiques obligataires ne permettant plus de rémunérer simplement les échéances en-deçà de 3 ans, un fonds diversifié du type de GEFIP PATRIMOINE devient alors parfaitement adapté pour adresser cette problématique. En effet, le fonds Gefip Patrimoine réplique la stratégie de Gefip Patrimonial qui a offert depuis 30 ans une rémunération annuelle moyenne de 6,8% par an, mais surtout avec une probabilité de perte proche de 0 au-delà de 3 ans de détention.

 

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Grâce à la flexibilité de sa stratégie d’investissement, ce fonds est à l’affût d’actifs suffisamment rentables mais qui, combinés ensemble par des techniques de diversification et de couverture, constituent un portefeuille au profil de risque particulièrement bien maitrisé.

C’est donc une réponse intéressante dans le contexte actuel qui semble appelé à perdurer.

 

Arnaud PUISEUX

Rédigé le 26 juin 2015