C’est un mois de janvier quasi euphorique que viennent de connaître nos fonds patrimoniaux avec un gain mensuel de l’ordre de 6%, d’ampleur inédite dans la longue histoire plus que trentenaire de Gefip Patrimonial (lancé fin 1984).

A nouveau les banques centrales ont tenu la vedette.

D’abord la Banque Nationale de Suisse qui a violemment surpris les opérateurs en annonçant ex abrupto qu’elle renonçait à s’arque bouter contre la pression haussière sur le franc suisse.

Puis la BCE qui a enfin dégainé son bazooka et annoncé un quantitative easing plus agressif que prévu.

Par voie de conséquence, pas mal de volatilité sur les différentes classes d’actifs :

  • sur les changes avec le franc suisse passé en quelques heures de 1,20 à 0,9 contre euro, pour se stabiliser un peu au-dessus de la parité, avec l’euro qui abandonne en 1 mois près de 7% contre dollar, mais le yen qui se raffermit quelque peu.
  • sur les taux d’intérêt qui ne finissent pas de baisser avec le Bund 10 ans sous 0,3% et le Tbonds sous 1,7%. Les courbes s’aplatissent, les spreads se resserrent … bref une portion croissante de la capitalisation obligataire mondiale, supérieure à 50% n’offre plus de rendement du tout, voire, coûte !
  • sur les actions, la perception est plus mitigée, selon la monnaie de référence. L’indice mondial libellé  en USD a cédé pratiquement 2%, mais s’adjuge plus de 5% libellé en euros.

Quelle que soit la monnaie de référence, le classement situe en tête les actions japonaises puis les européennes tandis que le SP500 abandonne 3% sur le mois, dérogeant ainsi à sa traditionnelle hausse de janvier.

Fait remarquable, les actions européennes prennent nettement l’ascendant sur les américaines.

L’indice européen progresse de plus de 6% ; les « bond proxies » à l’instar des immobilières sont à la fête.

Bref 2015, démarre sous les meilleurs auspices pour l’investisseur référencé à l’euro, malgré la monté de risques politiques à proximité (Grèce, Ukraine), sur des espoirs sérieux d’amélioration des profits des grandes entreprises cotées, plus fondés qu’en 2013 grâce à l’euro faible, au pétrole bas, aux taux d’intérêts encore plus bas et à la BCE qui …dirige la baraque !

Toute l’équipe Gefip se tient à votre disposition pour compléter les informations contenues dans les fiches mensuelles.

En outre, le rapport de gestion 2014 détaillant l’attribution de performance et les portefeuilles peut vous être adressé sur simple demande.