Le Gouverneur de la Banque de France vient d’asséner aux assureurs une mise en garde à la fois très inhabituelle mais très ferme : baissez les taux de vos contrats en euros pour 2014 !

L’exercice 2014 étant déjà bien avancé, les résultats des fonds généraux des compagnies d’assurances devenaient plus prévisibles et l’on commençait à envisager un taux de 2,5% en moyenne pour cette catégorie de produits financiers.

Certaines compagnies avaient relancé des campagnes racoleuses de collecte s’appuyant sur les techniques habituelles de promesses de taux bonifiés pour les deux prochains exercices, avec un objectif évident : rafler les capitaux en sommeil dans les livrets A lesquels ne rapportent plus désormais que 1% ! Et cela marche très fort, en témoignent les statistiques de souscriptions dont se félicitent en chœur nos assureurs, prompts à promettre le beurre (la sécurité : c’est écrit sur le produit = assurance !), l’argent du beurre (des taux 2,5 fois supérieurs à ceux du livret A, plus du double du rendement de l’OAT à 10 ans) et la fermière (une liquidité à tout instant).

Mais tout cela est bien factice car les rendements du livret A comme ceux des contrats en euros sont totalement éloignés des réalités des vrais prix de marché.

Servir du 1% sur le livret A, l’archétype du placement de très court terme, alors que l’inflation en France est désormais à 0,3%, que la BCE accueille les dépôts bancaires avec des taux négatifs et que l’Etat français emprunte à court terme également à taux négatifs, c’est clairement subventionner l’épargne de manière irresponsable ; d’autant que celle-ci ne fait qu’augmenter ce qui ne fait que déprimer la demande intérieure française, donc étouffer la croissance domestique, creuser le déficit budgétaire et aggraver l’endettement du pays.
Bref, zéro pointé, pour nos argentiers étatistes.

Servir au titre de 2014 du 2,5%, voire plus, à partir du fonds général d’une compagnie d’assurances, c’est-à-dire à partir d’un portefeuille constitué essentiellement d’obligations, cela relève d’une véritable acrobatie financière dès lors que les obligations d’Etats de la zone euro ne rapportent guère plus de 1,5% en moyenne ; plus on collecte des capitaux nouveaux, plus on dilue le rendement facial moyen du portefeuille obligataire constitué au fil du temps, plus cela nécessite alors de chercher des titres proposant des rendements supérieurs, d’où une prise de risque accrue dans la gestion financière par allongement de la duration et dégradation de la qualité des émetteurs ainsi sélectionnés ; bref, le profil de risque du fonds général se détériore et cela au moment le plus inopportun, au plus bas du plus bas d’un cycle trentenaire hyper favorable aux obligations.

Ces capitaux opportunistes, cherchant à profiter de rendements anormaux, seront prompts à repartir dès qu’ils pourront trouver mieux ailleurs. Le scénario est écrit d’avance dès lors que le cycle des taux d’intérêt viendra à se retourner. Tout le monde le sait, mais le marketing débridé et la concupiscence ambiante n’en ont cure.

Précisément, c’est bien cela qui inquiète notre sage Gouverneur, et il a parfaitement raison.

Pour l’investisseur lucide, la conclusion est simple : les heures glorieuses des contrats en euros sont révolues ; autant éviter de s’engager sur huit ans pour de si maigres rendements ; il faut donc arbitrer ; les assureurs fourbissent leurs armes marketing, avec la complicité (bénédiction) de Bercy en lançant la nouvelle génération de contrats désignés sous le vocable « euro croissance» ce qui, en réalité, cache une gestion diversifiée sans garantie en capital, tout au moins pas avant un délai minimum de 8 ans ; exit donc la liquidité à tout moment, l’assuré sera en risque sur son capital comme d’ailleurs il doit l’être dès lors qu’il recherche un rendement supérieur au taux sans risque !

En pratique, les assureurs vont désormais promouvoir une gestion assez proche de celle que nous poursuivons depuis près de trente ans avec notre FCP GEFIP PATRIMONIAL.
Le graphique ci-après illustre notre longue expérience en la matière (gestion diversifiée, plutôt prudente, assortie d’une liquidité immédiate) et la supériorité de notre approche vis-à-vis des contrats en euros (hypothèses pour 2014 =GEFIP PATRIMONIAL +7% ; contrats en euros +2,5%).

Dès lors, GEFIP PATRIMONIAL, ainsi que son clone GEFIP PATRIMOINE, ont vocation à se substituer à des contrats en euros.

Nos deux FCP peuvent être détenus soit en direct, soit via votre actuel contrat d’assurance vie.

N’hésitez pas à nous contacter pour compléter ces informations.