L’horizon européen demeure « bouché » en raison du dialogue de sourds entre la Grèce et ses créanciers. Cette incertitude explique en partie la consolidation des marchés actions au cours de ce mois de Mai.

 

Les obligations souveraines de la zone euro subissent une sensible remontée des taux d’intérêt et pentification des courbes de taux : le rendement de l’Allemagne 10 ans augmente ainsi de 20 cts et la courbe 10/30 se pentifie de 15 cts, après un épisode de très forte volatilité fin Avril/début Mai.

 

Nous ne doutons pas que la BCE poursuive son QE pendant au moins 15 mois : sa crédibilité, qui a été longue à acquérir sous la houlette de M. DRAGHI, est en jeu. Son sens du « timing » a été à nouveau démontré à l’occasion des propos « off » de M. COEURE.

A raison de 60 milliards d’achats mensuels, on devrait parvenir au double objectif de :

  • déprécier l’euro,
  • améliorer les conditions de crédit dans la zone, surtout vis-à-vis des PME de la périphérie.

 

Outre-Atlantique, les statistiques économiques s’avèrent mitigées avec un PIB en net recul au premier trimestre, mais les chiffres de construction de maisons sont en amélioration marquée et l’humeur des consommateurs plutôt bonne.

Cette situation paradoxale explique l’atermoiement de la FED quant au timing de la remontée de ses taux directeurs, qui semble repoussé à décembre.

 

Nous restons convaincus que les actions notamment européennes et japonaises constituent les meilleures opportunités de placement dans cette phase du cycle des taux d’intérêt et des monnaies.

Elles bénéficient d’un environnement favorable : politiques monétaires ultra accommodantes, profits des entreprises revus à la hausse, valorisations raisonnables, potentiel de rattrapage encore significatif par rapport au parcours déjà accompli par les actions américaines.

 

Nous nous attendons à affronter de nouveaux épisodes de volatilité tant sur les taux que sur les monnaies. A contrario, une relative résilience des actions ne nous surprendrait pas, à l’instar des évolutions récentes. Nous notons le scepticisme grandissant des professionnels.

 

Pour notre part, nous sommes investis et nous nous laissons porter sur des positions offrant encore, selon nos analyses, un rapport rentabilité/risque correct et sans véritable concurrence !